Biographie

lumière
Amélie Lamontagne – artiste

Je suis née à Saint-Camille-de-Lellis, j’ai grandi à Saint-Anselme avec ma mère et je suis revenue passer mon adolescence avec mon père. Suite à l’obtention de mon baccalauréat en arts visuels à l’Université du Québec à Trois-Rivières, je suis déménagée à Sainte-Marie. Maintenant, je vis et travaille à Saint-Georges-de-Beauce depuis juillet 2019. Pendant cette année, je me suis impliquée en tant que présidente de l’association des Artistes et Artisans de Beauce afin de démocratiser l’importance de l’argent dans le milieu culturel vu les tabous qui entourent le sujet.  J’ai réussi à convaincre certains membres bénévoles qu’il fallait enfin embaucher une ressource hautement qualifiée pour qu’elle s’occupe des tâches administratives et développe des projets au lieu que ce soit encore des artistes qui s’épuisent à le faire sans voir leur compte en banque travailler autant qu’eux. Mission accomplie ! Ils reprennent le flambeau et continuent ce que j’ai commencé. Je me suis tout de même épuisée moi-même à faire toutes les démarches nécessaires pour arriver à ce résultat, que j’ai atteint en un temps record. Je me suis battue pour qu’on me suive, à faire des tâches qui m’ont fait rager parce que je déteste la bureaucratie et que je ne pouvais pas concevoir d’en demander plus aux autres. J’ai tout pris sur mes épaules, un but en tête : être la dernière de l’histoire de cette association à endurer cette charge.

Je ne bénéficie malheureusement pas de ces retombées parce que je ne veux plus rien savoir de sacrifier mon temps si précieux avec ma famille et ma création, qui ont écopées d’aplomb avec ce rôle qui m’a causé beaucoup d’insomnie et d’injustices par rapport au mérite qui me revient. J’ai dû en faire mon deuil.

Par contre, j’ai appris de cette expérience que lorsque je parle, je permet aux gens de se remettre en question, de faire la place à l’essentiel, de creuser les tabous qui alimentent l’injustice, la violence, le non-respect des droits des autres. C’est en provoquant que j’avance dans ma lucidité. Je le fais dans l’intention qu’on se réapproprie notre dignité en ne se laissant pas influencer par ceux qui nous disent qu’ils sont plus intelligents que nous.

Dans ma démarche artistique, je cherche à me réapproprier mon histoire, ma maternité et ma féminité en créant des symboles qui m’ancrent dans le présent pour mieux avancer et me définir. Ce sont les connexions autant anatomiques que symboliques entre l’être humain et la nature qui sont ma principale source d’inspiration et je tente d’approfondir leur puissance en les intégrant au corps de la femme comme éléments de guérison. Je travaille principalement en dessin et en sculpture dans la production de mes oeuvres. J’apprend à ne plus me limiter qu’aux arts visuels pour partager mon message, car je me définis plutôt comme une artiste engagée, grandement inspirée par Niki de Saint-Phalle depuis le début de mes études collégiales en arts visuels.  Je suis maintenant assumée dans mes convictions et tout le monde qui se sentent interpellés par mon message font partie de mon public cible.

Aussi, j’ai monté un plan de cours de dessin dans le but de donner des cours d’art aux personnes intéressées à explorer leur potentiel créatif.